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Pierre Vaultier, quadruple vainqueur du général de la coupe du monde de snowboardcross et champion olympique en titre, veut rester au sommet. Avec l’ambition de décrocher un titre mondial, qui manque à son palmarès, avant les JO de PyeongChang en Corée du sud.

Pierre Vaultier, comment allez-vous, dans cette année pré-olympique ?

C’est vrai que c’est une année spéciale qui n’est pas à négliger car, dans un an, il y a les JO. Il faut déjà y penser. Pour ma part, j’y pense depuis Sotchi. C’est un cheminement pendant 4 ans ; on construit, on déconstruit, puis on reconstruit sans cesse. Pour être prêt pour l’échéance. Aujourd’hui je me sens bien, je n’ai pas changé grand-chose dans ma préparation physique ; j’ai progressé à tous les niveaux.

Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Je le vois sur mes valeurs physiques depuis une année. Au niveau mental aussi, ça suit son cours. Avec l’âge, on emmagasine de l’expérience, on progresse en sagesse, en sérénité. C’est vrai depuis Sotchi, qui a été un sommet. Le travail, que j’avais fait jusque-là, et la médaille, m’ont aidé à tourner une page un peu difficile ; je suis allé chercher cette médaille. Depuis, je prends les choses avec plus de philosophie. Cela m’aide dans ma préparation, la confiance en moi. C’est tout bête, mais j’ai changé de tempérament, et j’ai pu prendre plus de masse musculaire, avec moins de stress de fond. C’est spectaculaire, et cela rappelle que le physique et le mental marchent ensemble.

Et sur le plan technique ?

J’ai amélioré mon matériel, j’y travaille encore sur ce plan, dans l’optique des jeux. On est toujours en phase de préparation, je suis en recherche, quitte à hypothéquer certains résultats cette saison, pour trouver ce qui me convient le mieux.

 

« J’accrocherais bien une petite médaille en Espagne »

 

Concrètement, comment gérez-vous votre préparation ?

Nous travaillons physiquement pendant l’intersaison, de mai à novembre. D’abord l’endurance et la force, jusqu’au mois d’août. Ensuite, on se dirige vers l’explosivité. De septembre à fin novembre, on accélère sur ce plan, force, explosivité avec quelques rappels d’endurance. Pour arriver au top en début de saison. Il s’agit ensuite de maintenir ces ingrédients au top, on diminue l’endurance au fur et à mesure de la saison.

Vous semblez toujours aussi motivé malgré vos titres et un palmarès très étoffé ?

Bien sûr, j’ai la passion du snowboard, mais plus encore j’ai la passion de la compétition et de la victoire. C’est un moteur inlassable. Les seules choses qui me feraient arrêter, ce seraient les pépins physiques, comme ces blessures à la cheville que je ne parviendrais plus à gérer, m’empêchant de toucher un seul podium. Mais la motivation y est. Je ne fais pas un début de saison exceptionnel, mais je n’ai aucun souci sur le fait que je vais retrouver mes sensations, je suis en pleine confiance.

Vous avez aussi un bel objectif en 2017 : ce championnat du monde en Espagne, que vous n’avez encore jamais gagné ?

C’est un objectif de premier plan cette année, et de second plan pour l’année qui suit. Cette piste de Sierra Nevada me convient, j’y avais bien performé en 2013, alors que je revenais de blessure ; cela m’avait souri. J’accrocherais bien une petite médaille.

 

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