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Dans la catégorie des footballeurs qui n'ont pas eu la carrière à laquelle on pouvait s'attendre, Jacques Faty figure en bonne place. Pourtant, le parcours du Franco-Sénégalais n'est peut-être pas aussi chaotique qu'il n'en a l'air.

Le grand public découvre Jacques Faty, alors que celui-ci n’est âgé que de 15 ans, à l’occasion d’un reportage diffusé dans l’émission Capital, sur M6. Présenté comme un footballeur extrêmement prometteur, le jeune homme est alors convoité par le club italien de Bologne, mais aussi par le Stade Rennais. Formé à l’INF Clairefontaine, ce fils d’un père sénégalais métis vietnamien et d’une mère d’origine cap-verdienne née au Sénégal possède alors le profil d’un futur très grand joueur. « La vitesse était sa première qualité », se souvient Joaquim Francisco Filho, son entraîneur à Clairefontaine. « Il était sérieux dans le travail, savait où il voulait aller. Je l’avais nommé capitaine, il était plus mûr que les autres joueurs ». Champion du monde des moins de 17 ans en 2003 aux côtés de Florent Sinama-Pongolle et d’Anthony Le Tallec, Jacques Faty dispute son premier match de Ligue 1 en mars 2003 avec le Stade Rennais, contre Sedan. Après deux exercices satisfaisants (2003-04 et 2004-05), il n’entre pas dans les plans de son entraîneur, Pierre Dréossi. Arrivé au terme de son contrat, le défenseur central rejoint l’Olympique de Marseille à l’été 2007, alors que des clubs comme le PSG et Lyon le sollicitent également. Sa réputation de fort potentiel est à ce moment quasi-intacte.

C’est probablement en Provence que la carrière de Jacques Faty connaît un véritable tournant. Avec l’OM, il découvre la Ligue des Champions, mais se trouve barré par la charnière centrale Julien Rodriguez / Gaël Givet. Lors de la saison 2007-08, il ne participe qu’à 17 rencontres avec l’OM, toutes compétitions confondues, avant de faire ses valises pour Sochaux. « S’il était resté un an de plus dans ce club, je suis sûr qu’il y aurait fait quelque chose d’intéressant », juge son frère, Ricardo, joueur de Bursaspor. « Il aimait beaucoup l’OM, mais son côté revendicateur n’a pas plu aux dirigeants de l’époque. Jacques est quelqu’un de franc, une qualité qui peut se transformer en défaut dans le milieu du football ». À Sochaux, « Doudou » (son surnom) retrouve du temps de jeu et effectue trois saisons quasi pleines. « En allant dans ce club, Jacques est reparti de zéro », reprend son cadet. « Il est passé du statut de grand espoir du foot à celui de joueur qui ne s’est pas imposé à l’OM ». Sochaux termine l’exercice 2010-11 à la cinquième place. Bien qu’il s’agisse probablement de la meilleure saison de la carrière de Jacques Faty, les sollicitations n’affluent guère. Se présente tout de même une opportunité intéressante - surtout sur le plan financier - en Turquie. Le 30 mai 2011, l’international sénégalais signe en faveur de Sivasspor, club qui le prêtera pour quatre mois à Bastia, dès la fin du mois de janvier 2013.

 

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