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La patience est une vertu souvent récompensée. Pour Arnaud Josserand, qui a (presque) tout vécu en tant qu'adjoint de Laurent Tillie à la tête de la sélection nationale, le moment est enfin arrivé. Depuis le début de saison, le technicien de 53 ans a enfin l'opportunité de démontrer toutes ses qualités sur le banc de touche de l'AS Cannes. Une véritable consécration pour cet acharné de travail et ce grand passionné de volley-ball. Entretien...

 

Arnaud, tout d'abord, que pensez-vous de votre dernier match à Montpellier (défaite 3-2) ?

Je suis assez content de ce que nous avons pu réaliser dans le jeu. Nous avons réussi à rivaliser avec le deuxième du championnat et sincèrement, sur ce match, on aurait très bien pu l'emporter. Je suis fier de mon équipe. Nous allons continuer à travailler pour remonter au classement et tenter de se qualifier pour les play-offs et pourquoi pas y jouer les troubles-fêtes.

Votre équipe est actuellement dixième de Ligue A. Que retenez-vous de ce début de saison ?

Sportivement, je ne vais pas cacher qu'il est un peu compliqué. On a Pierre Pujol qui s'est blessé la veille de la reprise du championnat et depuis, il n'a disputé que trois matchs. C'est forcément difficile dans ces conditions, on est encore en phase d'apprentissage par rapport à notre jeu et ce que l'on est capable de faire avec lui. Ce n'est pas une situation évidente mais on s'accroche. On fait parfois de très bons résultats mais également des beaucoup moins bons. Nous n'avons pas encore cet équilibre nécessaire à la régularité. Il va falloir aller chercher des points, on ne lâchera rien jusqu'à la fin de la saison. Avec l'équipe que l'on a, je suis persuadé que l'on peut faire de belles choses. Donc on va continuer à travailler en espérant que la chance tourne.

Malgré les difficultés sportives, vous vivez enfin votre rêve d'être entraîneur principal au haut-niveau...

C'est ce que je voulais depuis longtemps. Je suis bien évidemment heureux, même si ce serait mieux si on n'était pas dans le dur. Aujourd'hui, je fais ce que j'ai toujours eu envie de faire, je prends énormément de plaisir malgré les difficultés. J'ai la chance de faire un métier que j'aime, c'est magnifique. Je mesure tous les jours la chance que j'ai.

Avez-vous la sensation d'avoir déjà progressé lors de ces premiers mois ?

C'est vrai que l'on progresse à tout âge. Je ne sais pas si c'est le cas, mais j'espère que je suis un meilleur qu'entraîneur qu'hier et un moins bon que demain.

L'un des vos meilleurs amis, Laurent Tillie, entraîne les féminines de Cannes. Vous devez régulièrement vous voir !

On se croise souvent à la salle, oui, mais on se voit peu. On n'a pas beaucoup l'occasion de manger ensemble, de boire un coup ou de discuter. Quand on joue à domicile, lui joue à l'extérieur et vice-versa. C'est dommage mais on va bien trouver un petit moment (rires).

Que peut-on vous souhaiter pour les prochaines semaines ?

On avait dit que l'on essaierait de se qualifier pour les play-offs. Ce sera difficile, mais on va tout donner pour atteindre cet objectif.

D'autant que vous allez également retrouver très prochainement la sélection nationale...

Oui, j'ai la chance d'avoir cette double casquette. On va avoir de grosses échéances lors des prochains mois. J'espère qu'elles vont nous amener leur lot de satisfaction. On va rapidement être plongés dans la difficulté avec la qualification à la Coupe du Monde, on va bien travailler et tout donner.

Propos recueillis par Bérenger Tournier

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