Thibaut Collet : « L’objectif cette année, c’est de franchir 6 mètres »

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Champion de France pour la sixième fois (son troisième titre en salle) dimanche dernier avec un saut à 5,82 m, le perchiste grenoblois a retrouvé la confiance avant les Championnats d’Europe dans quinze jours aux Pays-Bas. Mais avant, il veut se mesurer aux meilleures pointures internationales lors du très relevé All Star Perche de Clermont-Ferrand, ce vendredi soir, afin de monter progressivement en puissance.

Comment vous sentez-vous après votre nouveau titre de champion de France acquis le week-end dernier ?

« Je me sens bien, ça y est, je vois enfin arriver de bonnes performances à l’entraînement et en compét’ donc ça donne envie d’aller chercher de belles hauteurs pour les prochains rendez-vous, à commencer par l’événement de demain (ce vendredi) à Clermont. Le titre de champion de France, dimanche, était une étape importante de ma saison que j’ai validée.

Vous enchaînez tout de suite effectivement avec le All Star Perche de Clermont-Ferrand qui promet une belle bataille avec Renaud Lavillenie et Mondo Duplantis, entre autres.

C’est vrai qu’il y a un gros niveau dans le concours, ça va être un beau moment. J’ai hâte d’y être parce que ça va être l’occasion de se mesurer à l’échelle internationale. C’est une bonne prise de marque pour les Championnats d’Europe derrière.

D’autant que ce All Star Perche représente forcément un bon souvenir pour vous ?

Oui, j’ai réalisé ici des performances plutôt bonnes : j’avais sauté à 5,81 m il y a 2 ans et à 5,92 m l’année dernière. L’objectif, c’est d’aller chercher ce type de hauteur, de me rapprocher de mon record (5,95 m) et pourquoi pas le battre si tout va bien.

Après votre titre dimanche, vous avez déclaré : « Ça va sauter haut cet été »… jusqu’à combien ? 6 m ?

Oui, je parlais du niveau général de la perche française qui est assez dense. Et pour moi, l’objectif, c’est de sauter le plus haut possible bien sûr. Il y a une barre mythique qui est proche : je ne vais pas mentir, l’objectif cette année, c’est de franchir 6 m. C’est ce pourquoi je bosse. Je ne sais pas quand ça va arriver exactement mais je vais faire en sorte que ça arrive le plus rapidement possible.

Vous évoquiez les Championnats d’Europe. Quelles seront vos ambitions sachant que Duplantis a annoncé qu’il sera absent ?

Je me sens prêt, la forme monte. Dans 10-15 jours, je pense que je serai encore plus en forme. Les ambitions, c’est d’aller chercher une médaille et la plus belle place possible. Sachant que le niveau est bon. Effectivement, il n’y aura pas Duplantis, en revanche, on a un Grec (Emmanouil Karalis) en grande forme qui a franchi 6,01 m la semaine dernière. Le Turc (Ersu Şaşma) a réalisé deux fois 5,90 m – NDLR : les deux perchistes seront également du All Star Perche ce vendredi.  Il y a une grosse densité et le but, c’est de rester en course jusqu’au bout du concours pour rivaliser pour les places d’honneur.

Votre frère aîné Mathieu ne s’est pas qualifié mais il revient bien après deux saisons compliquées. La famille Collet fait parler d’elle dans le milieu de la perche depuis plusieurs décennies. Comment vivez-vous cette filiation avec votre père et votre grand-père ?

C’est plutôt cool, c’est une belle histoire et le but, c’est d’arriver à la faire perdurer le plus longtemps possible. C’est bien parti donc c’est plutôt sympa à vivre. Pour moi, je considère que c’est un avantage, j’ai un entourage qui comprend et qui vit la chose à fond également, à commencer par mon père, Philippe, qui me coache avec Philippe D’Encausse.

Est-ce que vous avez changé cette saison de méthode de saut ? Ou en tout cas votre manière d’appréhender les événements ?

Non, il n’y a pas eu de changement : arrivé à un certain niveau, il n’y a pas besoin de révolutionner quoi que ce soit. C’est une continuité : il faut poursuivre le travail pour transformer ça en performance le jour J.

Le défi de 2025, c’est d’oublier 2024 marquée par la déception aux JO (élimination en qualification)  ?

Ce qui s’est passé en 2024, c’est fait et on ne pourra pas revenir dessus. L’objectif, c’est que ça ne se reproduise pas. Moi, je regarde devant et j’avance.

Propos recueillis par Sylvain Lartaud

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