Thomas Renault : « Orléans a tout pour accueillir de grands événements »

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Cyclotourisme, badminton, basket et bien d’autres : Thomas Renault, adjoint aux sports de la Ville d’Orléans, se confie sur l’importante dynamique en termes d’accueil d’événements sportifs.

On le sait depuis quelques jours, Orléans accueillera la Semaine fédérale internationale de cyclotourisme du 3 au 10 août 2025. Qu’est-ce qui a motivé Orléans à se positionner sur l’accueil de cet événement ?

Au début du mandat, en 2020, j’ai fait le tour de l’ensemble des disciplines sportives. Il y en a que je connaissais peu, à l’image du cyclotourisme. Quand je leur demande de me parler des événements phares de leur discipline, ils me parlent de la Semaine internationale de cyclotourisme. Nous nous sommes alors positionnés sur l’accueil de cet événement qui permet de faire découvrir notre territoire. Cela s’inscrit aussi dans le développement de la politique vélo sur notre territoire. Avoir plus de 10 000 personnes chez nous pendant une semaine, ce n’est pas négligeable en termes de retombées économiques. Par rapport à tous ces éléments, j’ai accompagné les organisateurs pour postuler et nous avons eu la chance d’être retenus. On est très heureux d’accueillir cet événement à Orléans.

Vous l’avez dit, cela s’inscrit dans une dynamique forte autour du vélo, puisque Orléans a déjà vu passer le Tour de France et Paris-Nice notamment…

En effet, on a accueilli le Tour de France l’année dernière. Nous avions également reçu Paris-Nice il y a trois ans. Comme j’ai coutume de le dire à Christian Prud’homme, ces épreuves sont chez elles à Orléans. La dynamique vélo est très forte chez nous. Nous avons également le Tour du Loiret que nous accueillons et que nous accompagnons chaque année. Nous n’oublions pas ceux qui font le cyclisme local.

Cette dynamique événementielle, sur le cyclisme, mais aussi sur d’autres sports, se répercute-t-elle sur la dynamique des clubs locaux, notamment en nombre de licenciés ?

J’en suis convaincu. Les Jeux Olympiques ont également joué un rôle très fort, car nous avons accueilli beaucoup d’équipes de France en préparation. Tout cela fait que les Orléanais ont la chance de pouvoir voir des sportifs de haut niveau tout au long de l’année et forcément cela donne envie de pratiquer. Quand je suis arrivé, le nombre de licenciés était de 20 000 sur Orléans. Aujourd’hui, nous sommes à environ 24 000 licenciés.

« Le Co’Met a développé le champ des possibles »

À quel point la salle du Co’Met a-t-elle changé la donne dans l’accueil d’événements sportifs ?

C’est une salle qui a permis de développer le champ des possibles en termes d’accueil d’événements. Lundi dernier, par exemple, nous avions l’équipe de France masculine de basket qui a disputé son dernier match des qualifications pour l’Euro. Nous allons d’ailleurs signer une nouvelle convention avec la Fédération Française de BasketBall. Le Co’Met est un point sur la carte d’Europe, et même du monde, sur le plan sportif. Cela concerne le basket, mais aussi le handball et le volley. Cet outil nous permet d’accueillir des compétitions de grande ampleur, avec des équipes de France que nous recevons grâce aux excellentes relations que nous entretenons avec les différentes fédérations.

Vous parliez de grands événements : à partir du 4 mars, place au Orléans Masters Badminton, un événement qui monte en puissance…

Tout à fait, c’est un événement phare que nous avons tenu à développer à l’approche des Jeux Olympiques. C’est désormais un BWF 300, nous aurons le meilleur plateau mondial jamais vu à Orléans. L’ancien directeur du tournoi, Franck Laurent, est désormais le président de la Fédération Française de Badminton. Et je sais qu’il se sent bien au Palais des Sports. À l’instar du Grand Prix de sabre que nous organisons tous les mois de décembre, cela témoigne d’une diversité importante en termes de disciplines.

Fort de cette dynamique-là, quels sont vos projets et envies en termes d’accueil d’événements sportifs ?

En rapport avec la Coupe Davis que nous avons reçu pour la première fois à Orléans, j’aimerais créer une compétition, en lien avec avec la fédération, comme un Tournoi de France. Cela aurait tout son sens à Orléans. Ce serait un rendez-vous annuel ou tous les deux ans, je pense que c’est un sujet sur lequel on peut travailler. Le champ des possibles est ouvert. On a également envie d’accueillir à nouveau des événements internationaux de grande ampleur, que ce soit pour le basket, le volley ou le handball, sans oublier nos clubs locaux qui remplissent le Co’Met. Orléans a tout pour accueillir de grands événements.

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